Optimisé et peaufiné, le léopard a gagné le royaume des neiges. S'il n'a pas vraiment changé d'apparence, il n'en reste pas moins plus performant.
Snow Leopard
Note :
Pour :
Plus rapide que Leopard
Amélioration d'Exposé et de Dock
Prise en charge d'Exchange
Détecteur de logiciels malicieux intégré
Applications du système en 64 bits
Contre :
Nouvelle présentation QuickTime perfectible
Les nouvelles possibilités offertes pas encore exploitées par le matériel actuel
Apple a passé ses dix dernières années à développer et à améliorer Mac OS X transformant Mac OS Classic et les technologies du système d'exploitation Next rachetées à Steve Jobs en un véritable système d'exploitation grand public de qualité. Après toutes ces années d'évolution, Apple marque une pause dans la nouveauté et revient aux bases de Mac OS X avec Snow Leopard, alias Mac OS X 10.6. Si Apple parle de plus de 100 nouveautés, la firme de Cupertino a surtout travaillé sur ce qui ne se voit pas.
Cette mise à jour ne ressemble à aucune autre avec une amélioration des performances, une réduction de l'espace disque utilisé, des dizaines de fonctionnalités optimisées et surtout une nouvelle base qui dessine l'informatique de demain avec la gestion du 64 bits et la prise en charge efficace des processeurs multicoeurs et des processeurs graphiques. Ces nouveautés associées à un prix très abordable font de Snow Leopard l'une des mises à jour les plus intéressantes depuis Mac OS X 10.1 qui était, rappelons-le, gratuite.
Une mise à jour simplifiée
Contrairement aux précédentes mises à jour qui s'installaient sur n'importe quel Mac, Snow Leopard est limité aux Mac équipés de processeurs Intel. La mise à jour peut s'effectuer depuis Tiger (Mac OS X 10.4) ou Leopard (Mac OS X 10.5). Apple conseille tout de même aux possesseurs de Tiger d'opter pour la Mac Box Set comprenant Mac OS X 10.6, iLife '09 et iWork '09, vendue environ 170 euros. De son côté, Snow Leopard est facturé seulement 30 euros et le pack de cinq licences 50 euros. Notons qu'en pratique, il n'existe qu'une seule version de Snow Leopard et la version à 30 euros s'installe aussi sur Tiger, il n'y a pas forcément besoin de passer par la case Mac Box Set, sauf pour bénéficier d'iLife et d'iWork '09.
Si Microsoft demande toujours un numéro de série valide à l'installation de Windows, Apple continue de faire confiance à ses clients. Non seulement Snow Leopard ne nécessite pas de numéro de série, mais en plus, la version "mise à jour" vendue 30 euros peut s'installer complètement en partant d'un disque dur vierge sans avoir au préalable une autre version de Mac OS X.
Apple a largement simplifié le processus d'installation de son système d'exploitation tout en réduisant les phases d'attentes. Ainsi, une fois la mise à jour lancée, il n'y a plus de redémarrage nécessaire, elle s'exécute directement. Il suffit ensuite de régler les différents paramètres et le logiciel se charge de tout, même du dernier redémarrage. Snow Leopard est également beaucoup plus léger et l'installation prend deux fois moins de temps. Pour information, sur un iMac Aluminium Core 2 Duo, la mise à jour a été bouclée en 30 minutes.
L'installation personnalisée
L'installation personnalisée a été sensiblement modifiée, notamment la partie concernant les pilotes d'imprimantes. Dans les précédentes versions de Mac OS X, il fallait choisir les pilotes en fonction des fabricants. Snow Leopard ne fonctionne plus comme ça. Par défaut, il installe les pilotes des imprimantes déjà utilisées et connectées ainsi que ceux des imprimantes populaires sur le marché. Il est possible d'installer tous les pilotes d'imprimantes, mais l'on perd alors l'un des principaux intérêts de Snow Leopard : le gain d'espace disque. En effet, ce sont les pilotes d'imprimantes inutilisés qui occupent un gros volume sur le disque dur, pour rien...
Si vous achetez une nouvelle imprimante, aucun problème, Snow Leopard va tout simplement chercher les pilotes sur Internet de manière totalement transparente pour l'utilisateur. Le nouveau système se charge des mises à jour de pilotes.
Autre changement, l'émulateur Rosetta, qui permet de lancer des applications développées pour Mac avec processeur PowerPC, n'est plus installé par défaut. Cette petite application de seulement 1,9 Mo est indispensable pour faire fonctionner les vieilles applications Mac OS X. Si vous n'avez pas installé Rosetta au départ, Snow Leopard vous proposera de le faire via Internet lors de l'ouverture d'une application PowerPC. Apple n'a pas inclus Rosetta dans l'installation par défaut afin de pousser les utilisateurs à migrer vers des applications Mac Intel. Malheureusement, la plupart des utilisateurs ne savent pas quelle version ils utilisent. Pour le savoir, il reste à "lire les informations" d'une application afin de voir si elle est classée dans la catégorie Applications (PowerPC).
Dernière surprise dans le menu d'installation personnalisée de Snow Leopard, la présence de QuickTime. Le lecteur multimédia d'Apple n'est pas devenu optionnel, c'est la version 7.0 qui l'est. Snow Leopard intègre désormais QuickTime X, une toute nouvelle version de QuickTime qui, nous le verrons plus tard, est beaucoup plus travaillée. Les utilisateurs de QuickTime Pro 7.0 retrouveront QuickTime dans le dossier Utilitaires alors que les autres devront cocher manuellement QuickTime 7.0 à l'installation pour avoir accès à l'ancienne version.
Enfin, Apple a conçu Snow Leopard afin qu'il soit possible de reprendre l'installation même si l'ordinateur s'arrête pour une panne de courant par exemple.
Le léopard des neiges reste un léopard
Si les précédentes mises à jour de Mac OS X apportaient leurs lots de changements graphiques, Snow Leopard reste dans la lignée de Leopard et conserve la même apparence. Pas de changement radical donc, mais une optimisation des fonctionnalités déjà existantes.
Modifié à la sortie de Mac OS X 10.5, le Dock est ici quasiment inchangé, en apparence. En y regardant de plus près, on note tout de même quelques améliorations. Si vous faites un clic droit (Ctrl + clic) sur un élément du Dock, le menu contextuel n'est plus habillé d'un fond blanc, mais d'un fond noir semi-transparent avec une police blanche. Voilà pour l'esthétique.
Côté fonctionnalité, le Dock évolue. Apple a sensiblement abandonné l'affichage en éventail pour celui en grille. Ce dernier permet maintenant de naviguer dans les dossiers grâce au bouton précédent et à la barre de défilement verticale. L'ouverture d'un dossier se fait dans la même fenêtre de piles.
Les amateurs de la réduction de fenêtre trouveront une nouvelle option dans le dock : la possibilité de réduire les fenêtres dans l'icône de l'application et non plus à côté de la corbeille. Un clic droit sur l'icône de l'application dans le Dock permet de voir les fenêtres actives et réduites. Cette fonctionnalité est compatible avec exposé et les fenêtres réduites apparaissent en plus petit.
Les fenêtres réduites sont marquées par un losange.
Exposé, qui permet d'afficher toutes les fenêtres en même temps à l'écran, a également été amélioré. Le classement n'est plus anarchique et les fenêtres sont maintenant alignées. De plus, si vous faites un clic prolongé sur une application du Dock, toutes les fenêtres de cette application apparaissent en mode Exposé. Cela est également vrai si l'on fait glisser un élément sur l'application dans le Dock. C'est pratique pour associer facilement une photo à un mail lorsque beaucoup de fenêtres sont ouvertes par exemple. Enfin, si vous pressez le bouton Command (Cmd) en plus d'afficher l'Exposé, les fenêtres seront classées par ordre alphabétique.
Les fenêtres Exposé sont maintenant alignées et les fenêtres réduites sont plus petites
Les plus gros changements de Snow Leopard concernent la construction du Finder. À la sortie de Mac OS X en 2001, le Finder était encore basé sur les librairies Carbon héritées de Mac OS 9. Une volonté d'Apple afin d'assurer la compatibilité avec les anciennes applications et surtout de faciliter la transition vers Mac OS X. Ces dernières années, la firme de Cupertino a averti progressivement les développeurs de l'abandon de Carbon pour Cocoa, notamment pour le passage au 64 bits.
Sous Snow Leopard, la plupart des applications sont en 64 bits, tout comme le Finder ce qui se traduit en pratique par un gain de performances. Les améliorations visuelles du Finder sont difficiles à détecter sauf peut-être la possibilité d'utiliser des icônes de très grandes tailles (512 x 512 pixels). Si cette fonctionnalité s'avère pour l'instant inutile, elle sera indispensable le jour où le Finder sera indépendant de la résolution utilisée. En d'autres termes, il sera possible de conserver le même affichage sur un écran de 10, 12, 15, 17 ou 24 pouces.
La prise en charge de Microsoft Exchange
Volonté d'Apple de s'imposer dans le monde de l'entreprise, Snow Leopard est désormais totalement compatible avec Microsoft Exchange Server 2007. Les logiciels Mail, iCal et carnet d'adresses gèrent totalement le protocole de Microsoft. Ils récupèrent les données sur le serveur et peuvent interagir avec. Il est possible d'accepter les rendez-vous, de créer des réunions, de consulter le planning de ses collègues, etc.
Apple est d'ailleurs fier de dire que Snow Leopard est le premier système d'exploitation à être entièrement compatible avec Exchange sans l'ajout d'un logiciel supplémentaire, notamment sous Windows. Cette avancée majeure devrait permettre à Apple de grappiller encore quelques parts de marché dans le domaine professionnel.
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Apple et ses incroyables nouveautés...
Ils se sont surtout rendu compte que ça ne sert à rien de dépenser des millions dans une protection qui se fait cracker avant la sortie de l'OS...
il y a un Divx d'1 heure expliquant comment installer son imprimante ?