Parallels Desktop 4 Switch to Mac Edition met tout en oeuvre pour que la migration d’un PC vers un Mac se fasse sans heurt. Les switcheurs se retrouvent accompagnés tout au long du processus pour une entrée dans le monde Mac en douceur.
Cette version de Parallels Desktop met l’accent sur la pédagogie. Car si son rôle principal est de permettre la virtualisation de systèmes d’exploitation, le logiciel va beaucoup plus loin en prenant par la main les switchers peu sûr d’eux.
Un tutoriel du Mac
Ce qui change radicalement avec cette version de Parallels Desktop, c’est que dès le lancement, un tutoriel prend l’utilisateur par la main pour le guider dans les différentes possibilités qu’offre l’application. L’explication vidéo dure environ deux heures, et propose de découvrir les différences entre Mac et PC, ainsi que l’utilisation des éléments basique de Mac OS X comme le Finder, le DashBoard et ses widgets, ou encore Spaces. Chaque manipulation est montrée dans un environnement Windows, puis son équivalent sur Mac OS X est ensuite expliqué. Une fiche récapitulative des différents raccourcis clavier aussi bien sur Mac que sur Windows est d’ailleurs fournie dans la boîte pour ne jamais être pris au dépourvu.
Le tutoriel d'explication accompagne parfaitement les switchers dans la découverte de leur Mac
Installation Facile
Parallels Desktop 4.0 Switch to Mac mise tout sur la facilité dans la mise en place d’une nouvelle machine virtuelle ou du rapatriement d’un système déjà existant. Quoi de plus important que de récupérer ses documents et ses programmes Windows pour lesquels une licence a été acquise et devient inutile sous Mac OS?
Pour migrer le contenu d’un PC dans une machine virtuelle sur le Mac il faudra au préalable installer le programme sur les deux ordinateurs et utiliser Parallels Transporter, avant de les relier entre eux grâce au cordons USB fourni. Il est aussi possible d’importer les données du PC en utilisant un disque dur externe (préférez le Firewire à l’USB pour une question de rapidité), ou encore mieux via le réseau. Ces dernières solutions seront peut-être plus efficaces que l’USB, il nous a en effet fallu plusieurs essais, et un peu plus de 2 heures pour rapatrier une partition de 50 Go contenant Windows Vista et quelques logiciels basiques. Les programmes déjà installé sur le Windows à importer se retrouveront bien sûr dans la machine virtuelle créée à partir d'une migration. Il s'agit là ni plus ni moins d'un clône. Vous conservez ainsi tous vos logiciels et votre licence Windows.
Selon le mode de transfert choisi, la durée de la migration pourra être assez longue.
La création de nouvelles machines virtuelles elle est tout aussi simple, et permettra en quelques clics d’installer un Windows propre, ou n’importe quel autre système comme Linux. Il est aussi possible d’installer une nouvelle machine virtuelle à partir d’une partition Bootcamp, pratique pour éviter le reboot fastidieux du Mac. Parallels créé un véritable ordinateur, dans l’ordinateur.
Chose importante, quand Windows est lancé dans une machine virtuelle sur Mac OS X, chaque application qui sera lancée le sera comme si elle faisait partie intégrante de Mac OS. L’icône du programme apparaîtra dans le dock et sera marqué des deux barres rouges caractéristiques à Parallels.

Attention à la configuration
Si le but premier de Parallels est de pouvoir utiliser un autre système d’exploitation et ses programmes sans redémarrer sa machine, il faudra être conscient que la virtualisation d’un système peut s’avérer extrêmement gourmand en ressources. Un Macbook d'ancienne génération sera bien moins véloce que les derniers iMac ou Mac Pro. C’est pour cette raison que dans la configuration des paramètres d’une machine virtuelle, Parallels a inclus la possibilité de régler au choix la taille de la mémoire que l’on choisi d’y allouer, tout comme la taille de la mémoire vidéo. Il sera d’ailleurs tout à fait possible de choisir le nombre de processeurs à utiliser pour sa machine virtuelle, dans la mesure ou la machine en possède plusieurs. Les performances seront alors considérablement améliorées.
Il est possible de choisir la quantité de Ram allouée à chaque système virtualisé.
Une fois en mode plein écran, l’illusion est parfaite, la machine semble avoir démarré sur le système virtualisé. Parallels Desktop fait partie de ces utilitaires dont la prise en main est aisée, même pour un novice. Attention de ne pas oublier l’installation des Outils Parallels sans lesquels certains périphériques ne seront pas supportés.
Si Windows 7 est encore supporté expérimentalement dans cette version, la mise à jour 5.0 de Parallels le supporte parfaitement.
Enfin, si Windows 7 peut être installé sans problème majeur avec Parallels Desktop 4.0 Switch to Mac Edition, son utilisation est encore au stade expérimental puisque tout les périphériques ne sont pas pris en charge (réseau notamment). La mise à jour Parallels Desktop 5 sortie récemment, supporte elle, parfaitement le dernier système d’exploitation de Redmond. Cette mise à jour est offerte gratuitement pour l'achat de Parallels Desktop 4.0 Switch to Mac.
Conclusion
Excellente alternative au PC, Parallels Desktop trouve ses limites sur les machines dont la configuration date de quelques années déjà, à réserver donc si le Mac bénéficie d'une configuration véloce comme c'est le cas des derniers iMac. L'utilitaire permettra d'avoir un Windows à portée de main, indispensable pour certaines tâches ne pouvant être réalisées sur Mac, notamment en ce qui concerne les logiciels de 3D. Comparé à un système installé via la solution proposée par Apple, BootCamp, Parallels offre la possibilité de travailler sur plusieurs systèmes d'exploitation simultanément sans demander le redémarrage de sa machine. Avec une mise en place simple et relativement rapide, les néophytes et les switchers y trouveront leur compte et ne seront pas livrés à eux-même grâce à la formation vidéo incluse dans le logiciel.
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