Fusion 2 : Windows sur Mac, c'est très simple

Publié le 18 novembre 2008 , par Baptiste Laget - dans Mac - Mots clés : Windows, virtualisation, Fusion, VMWare

Fusion est un logiciel indispensable pour ceux qui souhaitent passer du monde PC à celui du Mac tout en douceur. Il permet de conserver un accès permanent à ses applications PC comme Office ou encore Lotus Note, tout en restant parfaitement intégré à Mac OS X.

VMware Fusion 2.0 VMware Fusion 2.0

Note :

Pour :
Interface de type Mac OS X "Léopard"
Simplicité d'utilisation
Intégration poussée de la machine virtuelle à Mac OS X
Performances générales

Contre :
Les plantages lors de l'utilisation de certains périphériques USB
La prise en charge des jeux encore limitée

vmware_boxDepuis la transition vers les processeurs Intel, Windows peut fonctionner sur un Mac sans trop d’encombres. Reste à savoir si l’on choisit le dual boot (Windows est alors bien séparé de Mac OS X sur une seconde partition du disque dur) ou la virtualisation (Windows tourne en même temps que vos autres applications Mac OS X). Dans cet article, nous allons tout particulièrement nous intéresser à la virtualisation, et en particulier à VMWare Fusion 2.0, la toute dernière version du logiciel de virtualisation pour Mac de VMWare.

Ces derniers temps, les éditeurs de solutions permettant de faire tourner le système de Microsoft sur les Mac se sont davantage concentrés sur les performances que sur l’expérience utilisateur, à savoir tout ce qui touche aux interfaces, au confort d’utilisation et à la simplicité du logiciel. Tant mieux pour les utilisateurs.

Peu avant l’Apple Expo, VMWare a sorti la version 2.0 de Fusion, une version multilingue puisqu’elle supporte d’emblée le français.

Une installation simple, un démarrage très rapide.

Une fois l’archive téléchargée depuis le site de l’éditeur et le logiciel installé, on se retrouve avec un écran qui ne dépaysera pas les utilisateurs des solutions Apple comme iLife ou iWork.

vmware_startscreen

On peut ainsi regarder des vidéos nous montrant rapidement les grandes lignes du logiciel ou bien directement créer une nouvelle machine virtuelle.

Nous allons tester Fusion avec Windows Vista Professionnel. Après insertion du DVD, le logiciel propose l’installation du système sur une nouvelle machine virtuelle.

vmware_step1

Fusion s’occupe de toute l’installation et configure Windows automatiquement, afin de vous éviter la lourde tâche de configurer le poste. Les seules informations demandées par Fusion avant l’installation sont le nom de l’administrateur, le mot de passe et le numéro de série de Vista, puis, quelques panneaux plus tard, les préférences de connexion réseau de la machine et les préférences de partage de dossiers.

vmware_step2

Après validation de tous ces paramètres démarre l’installation. Comptez une bonne heure pour Windows Vista et environ une demi-heure pour Windows XP, tout en sachant que les performances de votre Mac joueront un rôle important dans la rapidité de l’installation (nous en reparlerons plus loin). On peut également utiliser une partition Boot Camp déjà existante.

Fusion veut un Windows transparent.

Dès que l’installation de Windows est terminée, Fusion lance lui-même l’installation des VMWare Tools : un utilitaire pour Windows qui permet d’utiliser des fonctions supplémentaires de Fusion. Elles sont diverses et se basent surtout sur l’intégration de Windows à l’univers du Mac : correspondance des touches du clavier, glisser-déposer de fichiers, et le mode Unity que nous détaillerons plus tard.

Lorsque l’on décide d’utiliser un périphérique connecté au Mac, on l’active dans un menu dédié de Fusion et Windows le prend en charge de suite. De même pour le son et le réseau : Fusion envoie automatiquement le son de la machine virtuelle au Mac et partage la connexion Internet de l’hôte pour connecter le système invité. Tout cela peut se configurer sans problème dans les préférences de la machine virtuelle.

vmware_prefs

Plein écran, à travers une fenêtre ou par "Unity", Windows s'affiche selon votre choix.

Afin de pousser encore plus loin l'intégration du système invité à Mac OS X, Fusion laisse le choix à l'utilisateur d'utiliser un des trois modes d'affichages proposés : soit en plein écran, soit à travers une fenêtre, soit grâce au mode "Unity".

Le mode "plein écran" permet d'utiliser Windows en se focalisant dessus. Toute l'interface du Mac disparaît : la barre des menus, le Dock, laissant place à l'interface du système invité. Pour retourner au mac, une simple pression sur les touches contrôle et commande suffiront.

Le mode "fenêtre" réduit l'espace de travail de Windows, ce qui libère un peu de place sur l'écran de l'utilisateur. Sur la fenêtre du système invité se trouvent les contrôles de la machine virtuelle, permettant rapidement de connecter des périphériques ou de contrôler l'état de la machine.

fusionwindowmode

Le mode "Unity" est les plus intéressant des modes d'affichages proposés par Fusion. Il permet d'utiliser les fenêtres du système invité comme des fenêtres Mac à part entière. Ceci est beaucoup plus simple, et permet de passer d'un système à l'autre d'une manière tout à fait transparente. Les applications lancées sont alors représentées dans le Dock par une petite icône, ce qui permet de les retrouver très rapidement, ou de les conserver pour les relancer d'un clic.

exemple-unity

Les grandes nouveautés de Fusion 2.0

Avec cette version 2.0, Fusion a apporté beaucoup d’améliorations concernant l’interface utilisateur et l’ergonomie générale du logiciel. La fenêtre principale se calque sur le look « Leopard », la configuration d’une machine virtuelle reprend les grandes lignes de l’interface des préférences systèmes, etc.

Lors d’un rapide passage sur le stand de VMWare à l’Apple Expo, l’équipe de Fusion nous a expliqué que la principale nouveauté de cette version 2.0 était « Windows encore meilleur sur Mac », et c’est peut-être vrai au fond, car Fusion apporte une impressionnante transparence dans l’exécution d’un OS « invité ».

Et par rapport à Bootcamp ?

Bootcamp, l’utilitaire d’Apple inclus dans Leopard, permet de faire tourner Windows comme un système différent de Mac OS X. La solution d’Apple, comparé à Fusion présente un gros avantage, mais aussi des inconvénients. Tout d’abord, Windows sera plus réactif sous Bootcamp : normal, vu que toutes les ressources lui sont dédiées. Il sera donc préférable d’utiliser cette solution, si l’on souhaite par exemple jouer à des jeux excessivement gourmands en puissance.

Cependant, le fait que Windows démarre avec Bootcamp séparément d’OS X peut aussi présenter des inconvénients : le partage de fichiers sera plus que difficile et l’intégration avec Mac OS X sera inexistante. Il est impossible de passer d’un univers à l’autre sans redémarrer.

Entre Bootcamp et Fusion, l’utilisateur saura très vite faire son choix, tout dépend finalement du besoin de chacun. Pour le confort d’utilisation, mieux vaut utiliser Fusion, pour les hautes performances, préférez Bootcamp. Si toutefois vous souhaitez passer de Bootcamp à Fusion, ce dernier propose d’importer la partition de Bootcamp si elle existe afin de retrouver l’environnement configuré auparavant.

Quid de la configuration requise ?

Windows XP démarre très bien sous n’importe quel Macintosh. Que ce soit un MacBook, un iMac ou un Mac Pro, il démarrera sans encombre. Sur les ordinateurs à 1 Go de RAM, Windows XP peut n’utiliser que 144Mo et donc laisser une bonne puissance à Mac OS X.

Par contre, Vista, lui, est plus gourmand. Bien qu’il démarre sous Fusion sur n’importe quel Mac, il faudra lui allouer une grande quantité de mémoire RAM et donc en avoir une certaine quantité disponible sur le Mac. Nous avons testé Vista Professionnel sur un MacBook 2,2 GHz avec 4Go de RAM et le système a démarré sans aucun problème.

Vista, dans tout ça ?

Bien que certains se contenteront de Windows XP qui leur permettra aisément de faire démarrer la quasi-totalité des applications qui ne fonctionnent pas sous Mac, Vista est tout de même plus abouti que son prédécesseur. Ainsi, il sera particulièrement agréable d'utiliser sur Vista les fonctions de reconnaissance vocale et de reconnaissance manuscrite, qui, dans le premier cas marche parfaitement bien et dans le second cas marche bien mieux que sous Leopard.

Cependant, les principales fonctions apportées par Vista n'auront pas grande importance pour bon nombre d'utilisateurs de la virtualisation, car ces fonctions sont davantage axées sur l'interaction avec la machine, la rapidité et la sécurité, ce qui n'est pas forcément utile avec Fusion…

Fusion ne se limite pas qu'à l'installation de Windows. En réalité, il gère un bon nombre de distributions Linux et propose, pour certaines d'entre elles, le logiciel VMWare Tools.

Conclusion

Il est indéniable que Fusion est maintenant le leader des solutions de virtualisation sur Mac. Il a pris une longueur d'avance sur son principal concurrent Parallels et il est beaucoup plus souple que Bootcamp.

À voir maintenant la réaction de ces deux-là, réaction qui ne pourra qu'être bénéfique pour l'utilisateur : les logiciels seront continuellement améliorés. Une seule chose manque pour l'instant à l'appel, c'est la gestion des jeux, car si ces derniers sont supportés par Fusion en théorie, en pratique, c'est loin d'être le cas. L'éditeur Parallels vient de sortir la version 4.0 de son logiciel de virtualisation dont nous publierons bientôt le test.


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