Petit bilan de la presse sur iPad. Les opportunités sont là, mais quelques ajustements sont nécessaires pour que les ventes soient au rendez-vous...
Notre confrère Les Numériques dresse un petit bilan non exhaustif mais assez révélateur de la situation dans laquelle se trouve la presse sur tablettes connectées, et notamment sur la plus populaires d'entre elles : l'iPad. Côté chiffres, on apprend qu'après des lancements de premiers numéros numériques dont les ventes sont satisfaisantes, les chiffres tendent à s'effondrer dès le second numéro. Ainsi, si l'excellent Wired a conquis 100 000 possesseurs d'iPad pour son premier e-numéro, ils n'étaient plus que 30 000 à télécharger le magazine sur leur tablette un mois plus tard. Et depuis, les chiffres se stabilisent à la baisse avec seulement 23 000 e-ventes en novembre dernier, auprès d'une cible pourtant technophile et parfaitement réceptive à l'iPad.
Pour d'autres, la situation est plus grave, comme pour Glamour dont la première sortie iPad s'est soldée par 4 300 ventes, avant de tomber à 2 300 ventes. Même des géants comme Vanity Fair ou GQ peinent à faire leur trou sur l'iPad, même si leurs ventes sont plus stables. Le premier vendait 10 000 exemplaires de son e-magazine en août et 8 000 en novembre, le second 13 000 en mai et 11 000 en décembre.
Une question de prix
Bien sûr, si la presse électronique n'explose pas sur iPad, alors que la tablette se vend par millions, c'est d'abord la faute à des prix trop proches de ceux des versions papiers, en partie expliqués par la position d'Apple qui reste stoïque face aux acteurs de la presse sur sa marge de 30% sur toute vente App Store. Les patrons de la presse et autres acteurs économiques, comme Richard Bronson le magnat de Virgin qui a récemment lancé Project sur iPad, s'érigent face à la firme de Cupertino pour demander la possibilité d'appliquer des tarifs dégressifs qui leurs permettraient de mettre en place des formules d'abonnement plus concurrentielles. Pas de réaction pour le moment chez Apple, malheureusement.
Mais le leader sur le marché des tablettes va toutefois peut-être être obligé de réagir prochainement alors que Google s'intéresse de plus en plus au marché de la presse en ligne. En effet, Google prépare actuellement un kiosque à journaux numériques avec l'objectif de proposer des tarifs accessibles, quitte à passer des marchés avec les annonceurs pour des annonces très ciblées. Ce dont Steve Jobs ne veut pas entendre parler pour le moment, alors qu'il s'agirait d'une autre manière de voir la presse électronique et de tenter de la rendre plus accessible.
A l'évidence, le passage de relais entre la presse traditionnelle et la presse électronique sur tablettes n'est pas prêt de se faire, mais de nombreux facteurs pourraient accélérer les choses entre des tablettes qui sont vouées à se démocratiser et des éditeurs de presse (papier ou Internet) qui cherchent à tout prix un modèle économique moderne capable d'assurer leur pérennité. Les tablettes ont forcément un rôle à jouer, reste à trouver précisément la bonne formule...
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Dernières réactions
L'est ou la porte --> [] ?
Désolé, mais chacun avec son iPad, je pense que ça ne le ferait pas...